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La formation : une priorité
pour l'industrie
Depuis 1987, le système de formation
a été modernisé. Chaque métier
comporte son programme d'études, et il existe neuf
centres de formation spécialisés dans les métiers
de la construction.
Des employeurs et des syndicats participent
à la gestion de ces centres spécialisés.
Une soixantaine d'autres centres offrent aussi de la formation
dans les métiers de la construction. Les programmes
d'études comportent de 600 à 1 800 heures de
formation, selon le métier (soit de 20 à 60
semaines de formation).
Afin d'évaluer les besoins en diplômés
de chacun des métiers de l'industrie de la construction,
la CCQ procède à une vaste consultation auprès
de quelque 250 patrons et représentants syndicaux siégeant
aux 26 différents sous-comités professionnels
regroupés sous son égide. En 2008, cet exercice
a amené l'industrie à estimer qu'elle aurait
besoin annuellement de 6?800 travailleurs diplômés,
et ce, de 2008 à 2011. En 2005, l'objectif était
fixé à 5 500 diplômés par année,
de 2005 à 2008. Nous étions tout près
de l'atteindre, en 2007, puisque 4 353 diplômés
d'un métier ont été admis dans l'industrie,
tandis que 432 diplômés étaient admis
dans l'une des occupations spécialisées.
Par ailleurs, pour pallier le manque actuel
de diplômés et pour maintenir la qualité
de la main-d'uvre, tout apprenti non diplômé
admis lors d'une pénurie de main-d'uvre doit
suivre une formation obligatoire.
La formation, ça rapporte !
Qu'il soit détenteur ou non d'un diplôme d'études
professionnelles, l'apprenti doit terminer le régime
d'apprentissage qui est prévu pour son métier,
avant de devenir compagnon. Ce régime d'apprentissage
est divisé en périodes de 2 000 heures
chacune, tandis que le nombre de périodes d'apprentissage
prévu pour chacun des métiers varie entre un
et cinq, selon la complexité du métier et la
diversité des compétences à acquérir.
Une fois cet apprentissage terminé, l'apprenti peut
passer l'examen de qualification provinciale qui mène
à l'obtention du certificat de compétence compagnon
pour le métier visé.
Des crédits d'heures d'apprentissage peuvent être
versés au dossier de l'apprenti en vue d'accélérer
le cumul de ses heures d'apprentissage (une limite maximale
d'heures a toutefois été établie pour
chacun des métiers). Tant le détenteur d'un
diplôme d'études professionnelles (l'apprenti
diplômé) que l'apprenti non diplômé
peuvent tirer profit de cette mesure. En voici un aperçu :
Détenteur d'un DEP reconnu pour l'exercice du métier : il peut retrancher la totalité des heures consacrées
à l'obtention de son DEP des heures prévues
par le régime d'apprentissage. Par exemple, pour le
métier de briqueteur-maçon, la durée
de la formation menant au DEP est évaluée à
900 heures. Le métier est composé de trois périodes
d'apprentissage totalisant 6 000 heures. De ce fait, l'apprenti
ne devra accomplir que 5 100 heures, avant de pouvoir passer
l'examen de qualification provinciale. 6 000 heures prévues
au régime d'apprentissage - 900 heures accomplies pour
obtenir le DEP = 5 100 heures.
Apprenti non diplômé : l'apprenti qui a été
admis dans l'industrie en raison d'une pénurie de main-d'uvre
doit cumuler des heures d'apprentissage en suivant l'un des
cours de perfectionnement offerts par l'industrie. En d'autres
mots, plus l'apprenti se perfectionne, plus il pourra décrocher
rapidement le statut de compagnon. Le nombre d'heures créditées
varie selon l'activité prévue.
Chaque métier comporte des heures de formation et
d'apprentissage qui lui sont propres. Vous trouverez, dans
cette brochure, le nombre d'heures menant à l'obtention
d'un DEP sous la rubrique " Formation " et le nombre
d'heures prévues par la période d'apprentissage
sous la rubrique " Durée de la formation ".
Quant aux crédits d'heures accordés pour les
activités de perfectionnement, vous les trouverez dans
le " Répertoire des activités de perfectionnement
", qui est diffusé sur le site Internet de la
CCQ, au www.ccq.org.
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