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Gagner sa vie dans la construction
Des relations de travail harmonieuses, une
grande accessibilité pour les nouveaux travailleurs
et un système de formation professionnelle moderne
font de la construction une industrie des plus dynamiques.
Pour les jeunes à la recherche d'un emploi, intégrer
l'industrie de la construction procure des avantages indéniables.
En voici quelques-uns
Des salaires horaires intéressants : jusqu'à
35 $ l'heure pour un compagnon
On peut bien gagner sa vie, dans la construction! Le salaire
horaire minimum atteint 13 $ pour un apprenti et jusqu'à
35 $ pour un compagnon.
Le volume de travail varie selon les saisons, mais dans tous
les métiers, on trouve des salariés qui travaillent
toute l'année. Dès leur entrée dans l'industrie,
les diplômés réussissent à gagner
des salaires annuels intéressants. Un charpentier-menuisier
diplômé travaille, par exemple, en moyenne 1
000 heures la première année et gagne 17 000 $,
en plus d'avoir droit à un éventail d'avantages
sociaux. Le salaire moyen d'un compagnon charpentier-menuisier,
travaillant régulièrement sur les chantiers
de construction, atteignait tout près de 45 000 $,
en 2007. Cette somme ne tient pas compte des travaux qui peuvent
être réalisés dans des secteurs non couverts
par les conventions collectives (la rénovation résidentielle,
par exemple).
Une couverture d'assurance étendue
Dès la première heure travaillée dans
l'industrie de la construction, l'employeur contribue aux
régimes d'assurance administrés par la CCQ.
Il existe plusieurs niveaux de protection, établis
en fonction du nombre d'heures travaillées par le salarié.
Plus celui-ci cumule d'heures à son dossier, meilleure
est sa couverture d'assurance.
Ces régimes d'assurance peuvent comprendre des protections
d'assurance vie et d'assurance maladie (médicaments,
lunettes, soins dentaires, etc.), de même que des programmes
de santé diversifiés, tant pour le salarié
que pour les personnes qui sont à sa charge. Le travailleur
peut aussi recevoir des prestations d'assurance salaire, en
cas d'invalidité de courte ou de longue durée.
Soulignons que les enquêtes du ministère
de l'Éducation, du Loisir et du Sport sur les taux
de placement des diplômés évaluent la
situation au mois de mars suivant l'obtention d'un diplôme.
Mars est loin d'être le meilleur mois, pour la construction.
Malgré tout, les finissants de 2006 dans les programmes
correspondant aux métiers et aux occupations assujettis
aux conventions collectives de l'industrie de la construction
affichaient, en 2007, un taux de chômage de 10,6 %,
qui est comparable et même inférieur aux taux
des finissants d'autres secteurs de formation : administration,
commerce et informatique (10,4 %); fabrication mécanique
(10,9 %); cuir textile et habillement (12,1 %); électrotechnique
(12,2 %); et communication et documentation (13,6 %).
Un régime de retraite avantageux
Dès qu'un salarié accède à l'industrie
de la construction, il participe, tout comme son employeur,
au régime de retraite (un montant est prélevé
sur chaque heure qui est travaillée). Les fonds ainsi
obtenus sont investis dans différents véhicules
financiers. La rente de retraite à laquelle le salarié
a droit dépend du total des cotisations qu'il a accumulées
et du rendement des fonds de retraite.
La caisse de retraite des travailleurs de l'industrie de
la construction totalise environ 12 milliards de dollars,
ce qui la classe parmi les plus importantes caisses de retraite
canadiennes.
Des incitatifs financiers pour se recycler et se perfectionner
Toutes les entreprises de construction sont tenues de verser
0,20 $ par heure travaillée dans l'un des deux fonds
de formation de l'industrie. Ces fonds permettent de soutenir
les détenteurs d'un certificat de compétence
valide qui ont travaillé au cours des dernières
années et qui se perfectionnent dans une activité
liée à leur métier ou à leur occupation.
Dotés d'un actif de plus de 162 millions de dollars,
ces fonds ont été créés en vertu
des conventions collectives de l'industrie. Un premier, appelé
Fonds de formation de l'industrie de la construction (FFIC),
est destiné aux salariés des secteurs industriel,
commercial, institutionnel ainsi que génie civil et
voirie. Le second, le Plan de formation du secteur résidentiel,
a été constitué pour les travailleurs
du secteur résidentiel.
Des indemnités peuvent être versées aux
travailleurs qui suivent des activités de perfectionnement
et de recyclage. Par exemple, les frais de déplacement
et d'hébergement peuvent être remboursés,
tout comme les cotisations à la caisse d'assurance.
De cette façon, les travailleurs conservent leurs protections.
En 2006-2007, plus de 17 200 travailleurs ont participé
à une activité de perfectionnement.
Comme vous pouvez le constater, l'industrie de la construction
offre des conditions de travail très avantageuses et
rarement égalées par d'autres industries!
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