Accueil   Questions et commentaires   English 
 
 
  NOTRE CAMPAGNE
  INFOLETTRE
  TÉLÉCHARGEMENTS
  QUI SOMMES-NOUS ?
  PERSPECTIVES        D'EMPLOI
 
  MÉDIAS
Voir aussi :

Gagner sa vie dans la construction

Des relations du travail harmonieuses, une grande accessibilité pour les nouveaux travailleurs et un système de formation professionnelle moderne font de la construction une industrie des plus dynamiques. Pour les jeunes à la recherche d'un emploi, intégrer l'industrie de la construction procure des avantages indéniables. En voici quelques-uns…

Des salaires horaires intéressants : jusqu'à 32 $ de l'heure pour un compagnon

On gagne bien sa vie dans la construction ! Le salaire horaire minimum est de 13 $ pour un apprenti et peut atteindre jusqu'à 32 $ pour un compagnon.
Le volume de travail varie selon les saisons, mais dans tous les métiers, on trouve des salariés qui travaillent toute l'année.

Soulignons que les enquêtes du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport sur le taux de placement des diplômés évaluent la situation au mois de mars suivant l'obtention du diplôme. Or, on sait que mars est loin d'être le meilleur mois dans la construction. Malgré tout, les finissants de 2003 dans le domaine des métiers du bâtiment et des travaux publics affichent en 2004 un taux de chômage de 12,4 %, qui est tout à fait comparable à celui des finissants en administration, commerce et informatique ou des diplômés des métiers de mécanique d'entretien, d'électrotechnique et de métallurgie. Plusieurs secteurs de formation ont des taux de chômage supérieurs.

Dès leur entrée dans l'industrie, les diplômés réussissent à gagner des salaires annuels intéressants. Un charpentier-menuisier diplômé travaillera, par exemple, en moyenne 1 000 heures la première année et gagnera 18 000 $, en plus d'avoir droit à un éventail d'avantages sociaux. Le salaire d'un compagnon charpentier-menuisier qui travaille régulièrement sur les chantiers de construction atteignait 42 000 $ en 2004. Cette somme ne tient pas compte des travaux qui peuvent être réalisés dans des secteurs non couverts par les conventions collectives (la rénovation résidentielle ou l'entretien de machinerie industrielle, par exemple).

Une couverture d'assurance étendue

Dès la première heure travaillée dans l'industrie de la construction, l'employeur contribue aux régimes d'assurance administrés par la CCQ. Il existe plusieurs niveaux de protection, établis en fonction du nombre d'heures qui a été travaillé par le salarié. Plus celui-ci cumule des heures à son dossier, meilleure est sa couverture d'assurance.

Ces régimes d'assurance peuvent comprendre des protections d'assurance vie et d'assurance maladie (médicaments, lunettes, soins dentaires, etc.) de même que des programmes de santé diversifiés, tant pour le salarié que pour les personnes qui sont à sa charge. Le travailleur peut aussi recevoir des prestations d'assurance salaire en cas d'invalidité de courte ou de longue durée.

Un régime de retraite avantageux

Dès qu'un salarié accède à l'industrie de la construction, lui et son employeur participent au régime de retraite (un montant est prélevé sur chaque heure travaillée). Les fonds ainsi obtenus sont investis dans différents véhicules financiers. La rente de retraite à laquelle le salarié a droit dépend du total des cotisations qu'il a accumulées et du rendement des fonds de retraite.

Soulignons que la caisse de retraite des travailleurs de l'industrie de la construction totalise environ 8,5 milliards de dollars, ce qui la classe au 19e rang canadien des caisses de retraite en importance.

Les régimes d'assurance et de retraite sont déterminés par les associations syndicales et patronales à l'intérieur du processus de négociation des conventions collectives de l'industrie de la construction.

Plusieurs congés payés

Les salariés de l'industrie ont droit à deux semaines de congés payés en été et à deux autres durant le temps des Fêtes. À ces quatre semaines de repos, il faut aussi ajouter la dizaine de congés fériés annuels.

Les indemnités de vacances et de congés fériés sont cumulées dans un fonds; elles sont aussi versées sur la base des heures travaillées par le salarié.

Des incitatifs financiers pour se recycler et se perfectionner

Toutes les entreprises de construction sont tenues de verser 0,20 $ de l'heure travaillée dans l'un des deux fonds de formation de l'industrie. Ces fonds permettent de soutenir les détenteurs d'un certificat de compétence valide qui ont travaillé au cours des dernières années et qui se perfectionnent dans une activité en lien avec leur métier ou occupation.

Dotés d'un actif de 140 millions de dollars, ces fonds ont été créés en vertu des conventions collectives de l'industrie. Un premier, appelé Fonds de formation de l'industrie de la construction (FFIC), est destiné aux salariés des secteurs commercial et institutionnel, industriel et génie civil. Le second, soit le Plan de formation du secteur résidentiel, s'adresse aux travailleurs du secteur résidentiel.

Des indemnités peuvent être versées (certaines conditions s'appliquent) aux travailleurs qui se prévalent des activités de perfectionnement et de recyclage. Par exemple : remboursement des frais de déplacement et d'hébergement, de même que le versement des cotisations à la caisse d'assurance de façon à ce que les travailleurs conservent leurs protections.

Soulignons qu'en 2003-2004, plus de 15 000 travailleurs ont participé à une activité de perfectionnement.

Comme vous pouvez le constater, l'industrie de la construction offre des conditions de travail très avantageuses et rarement égalées par d'autres industries !