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L'industrie
de la construction
Il suffit de regarder autour de nous pour
constater que l'industrie de la construction fait partie de
notre vie. Qu'il s'agisse d'une résidence familiale,
d'un hôpital, d'une raffinerie ou d'un pont, tous ces
lieux ont en commun d'avoir été réalisés
par des travailleurs et des entrepreneurs en construction.
Ils seront ensuite pris d'assaut par des industriels, des
commerçants, des familles, des patients, des citoyens
Bref, par nous tous.
Érigés aux quatre coins de la province, les
chantiers fourmillent de travailleurs et d'entrepreneurs en
construction. Ceux-ci s'y amènent, selon le cas, pour
une semaine, plusieurs mois ou plusieurs années, pour
ensuite repartir vers d'autres chantiers. Au Québec,
une personne sur vingt travaille dans l'industrie de la construction.
À ce nombre, il faut ajouter tous les fournisseurs
de matériaux ou de services dont l'emploi dépend
indirectement de ce secteur. En fait, plus de 30 milliards
de dollars sont dépensés, annuellement, en travaux
de construction. En termes plus concrets, chaque fois qu'il
se dépense dix dollars, au moins un dollar est alloué
aux travaux de construction.
On dit que l'industrie de la construction est particulière,
et elle l'est ! Son instabilité, ses variations saisonnières
et la mobilité de sa main-d'uvre sont souvent
citées pour illustrer ses particularités. À
celles-ci, il faut ajouter le fait que l'industrie québécoise
de la construction regroupe un nombre important de petites
entreprises et qu'elle est encadrée par une législation
et un régime de relations du travail qui lui sont exclusifs.
Le rôle de la Commission de la construction du Québec
La Commission de la construction du Québec (CCQ) est
responsable de l'application de la Loi sur les relations du
travail, la formation professionnelle et la gestion de la
main-d'uvre dans l'industrie de la construction (communément
appelée la loi R-20). La CCQ veille notamment à
l'application des conventions collectives, au respect des
normes relatives à l'embauche et à la mobilité
de la main-d'uvre; elle s'assure de la compétence
de la main-d'uvre, en plus d'appliquer les mesures et
programmes relatifs à la formation professionnelle.
Elle gère également les régimes complémentaires
d'avantages sociaux. Des représentants patronaux et
syndicaux ainsi que des membres nommés par le gouvernement
siègent à son conseil d'administration.
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