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L'industrie
de la construction
Il suffit de regarder
autour de soi pour constater que l'industrie de la construction
fait partie de nos vies. Qu'il s'agisse d'une résidence
familiale, d'un hôpital, d'une raffinerie ou d'un pont,
tous ces lieux ont en commun d'avoir été réalisés
par des travailleurs et des entrepreneurs en construction.
Ils seront ensuite pris d'assaut par des industriels, des
commerçants, des familles, des patients, des citoyens
Bref, par nous tous.
Érigés aux quatre coins de
la province, les chantiers fourmillent de travailleurs et
d'entrepreneurs en construction. Ceux-ci s'y amènent,
selon les cas, pour une semaine, plusieurs mois ou plusieurs
années, pour ensuite repartir vers d'autres chantiers.
Au Québec, une personne sur vingt travaille dans l'industrie
de la construction. À ce nombre, il faut ajouter tous
les fournisseurs de matériaux ou de services dont l'emploi
dépend indirectement de ce secteur. En fait, 30 milliards
de dollars sont dépensés annuellement en travaux
de construction. En termes plus concrets, chaque fois qu'il
se dépense dix dollars, un dollar est alloué
aux travaux de construction.
On dit que l'industrie de la construction
est particulière, et elle l'est ! Son instabilité,
ses variations saisonnières et la mobilité de
sa main-d'uvre sont souvent citées pour illustrer
ses particularités. À celles-ci, il faut ajouter
le fait que l'industrie québécoise de la construction
regroupe un nombre important de petites entreprises et qu'elle
est encadrée par une législation et un régime
de relations du travail qui lui sont exclusifs.
Vous trouverez, dans cette section, la description
sommaire des 26 métiers de la construction et celle
de 4 occupations spécialisées, présentée
sous forme de fiches. Chaque fiche décrit les tâches
d'un métier ou d'une occupation, ses programmes de
formation, de même que les habiletés et intérêts
requis par la personne qui souhaite l'exercer. Les perspectives
d'emploi et le régime d'apprentissage de chacun de
ces métiers et occupations figurent aussi sur les fiches.
Pour terminer, des tableaux indiquent le nombre de travailleurs
exerçant le métier ou l'occupation visé,
les salaires offerts, le nombre d'apprentis qui accèdent
à l'industrie, l'âge moyen de la main-d'uvre
et le nombre d'employeurs embauchant des travailleurs du métier
ou de l'occupation visé.
Mais auparavant, nous vous invitons à
lire les quelques pages suivantes. Celles-ci résument
les caractéristiques de la réglementation québécoise
relative à la main-d'uvre de la construction,
en plus de présenter une synthèse des perspectives
d'emploi.
La Commission de la construction du Québec
(CCQ) est responsable de l'application de la Loi sur les relations
du travail, la formation professionnelle et la gestion de
la main-d'uvre dans l'industrie de la construction (Loi
R-20). La CCQ veille notamment à l'application des
conventions collectives, au respect des normes relatives à
l'embauche et à la mobilité de la main-d'uvre,
s'assure de la compétence de la main-d'uvre,
en plus d'appliquer les mesures et programmes relatifs à
la formation professionnelle. Elle gère également
les régimes complémentaires d'avantages sociaux.
Des représentants patronaux et syndicaux ainsi que
des membres nommés par le gouvernement siègent
à son Conseil d'administration.
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