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La construction non résidentielle continuera sa lancée
en 2008
En ce qui concerne la situation de chacun
des secteurs de la construction, celle du secteur du génie
civil et de la voirie, qui compte 30 000 travailleurs1,
est la plus prometteuse. Le démarrage, en 2007, du
chantier du complexe Eastmain-1-A-Sarcelle-Rupert a relancé
les travaux à la Baie-James, tandis que les travaux
routiers bénéficient de la croissance spectaculaire
du budget provincial octroyé aux routes. Le nouveau
Plan québécois des infrastructures confirme
que l'embellie ne fait que commencer. Enfin, les chantiers
de parcs d'éoliennes prendront de l'ampleur.
Le bâtiment institutionnel et commercial, qui emploie
80 000 salariés, s'est quant à lui redressé
en 2007, après une légère baisse de régime
en 2006. Son activité continuera à croître,
puisqu'il pourra compter sur les investissements majeurs dans
les domaines de la santé et de l'éducation,
en plus de tirer profit d'une remontée du marché
des immeubles à bureaux et de l'audace de certains
promoteurs dans le commerce de détail. Parmi les projets
en cours figurent l'École de gestion John-Molson, de
l'Université Concordia, ainsi que la rénovation
et l'agrandissement de l'hôpital Hôtel-Dieu de
Sherbrooke, sans compter le lancement des travaux de construction
du Centre hospitalier de l'Université de Montréal
(CHUM) et du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).
Enfin, des développements récréotouristiques
émergeront prochainement.
Une relance est également en vue en 2008 pour le secteur
industriel, lequel compte 20 000 travailleurs. Il s'agit
d'un secteur dont l'activité est instable; en effet,
celui-ci réagit à l'évolution des grands
projets et aux arrêts planifiés de production
dans les usines, communément appelés shutdowns
(ces arrêts permettent notamment de réparer ou
de modifier l'équipement). L'industrie minière,
l'aluminium et le pétrole ont plusieurs projets, dont
ceux de Xstrata, de QIT-Fer et Titane, d'Agnico-Eagle, d'Alcan
et de Petro-Canada.
En revanche, le secteur résidentiel, qui compte 45 000
travailleurs, devrait entreprendre un cycle baissier en 2008,
après avoir livré une autre belle performance
en 2007. Le nombre de logements mis en chantier s'est élevé
à 48 553, dépassant de 1 % le nombre
de 2006. Les prochaines années devraient enregistrer
une diminution constante, amenant ainsi le volume de travail
vers un niveau comparable à celui qui prévalait
en 2002, au début du boom immobilier
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