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De nombreux projets serviront de moteur
pour la construction
Les mauvaises nouvelles sont rares en ce
qui concerne les perspectives d'emploi dans l'industrie de
la construction. En effet, de nombreux projets se poursuivront
ou seront lancés dans les années à venir,
maintenant ainsi l'activité à un niveau élevé.
Le secteur du génie civil et de la
voirie, qui compte environ 27 000 travailleurs (notons
que beaucoup de salariés travaillent dans plus d'un
secteur), connaîtra la croissance la plus marquée
de tous les secteurs de l'industrie. Le maintien, jusqu'à
la fin de la décennie, des perspectives reluisantes
de ce secteur est attribuable, en majeure partie, aux projets
d'investissements lancés par Hydro-Québec. De
nombreux projets sont déjà en chantier, tels
que les barrages électriques Chute Allard et Rapides-des-Curs
en Mauricie, le complexe hydroélectrique Eastmain-1,
la centrale électrique sur la rivière Péribonka,
ainsi que la centrale Outardes 4. D'autres sont en préparation,
notamment le complexe hydroélectrique Eastmain-1-A/Rupert
à la Baie James. Les parcs d'éoliennes, dans
le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, feront aussi partie
des chantiers majeurs qui créeront des emplois. Les
programmes de subventions soutiendront de nouveau les travaux
d'infrastructures reliés aux égouts et aux aqueducs,
tandis que plusieurs grands chantiers routiers sont également
prévus.
Le secteur institutionnel et commercial compte
75 000 salariés. Après avoir connu en 2004
sa septième hausse consécutive, il devrait poursuivre
sa croissance en 2005 et se stabiliser au cours des années
suivantes. La construction institutionnelle continuera à
donner de l'élan à l'activité de ce secteur,
grâce à l'abondance des travaux qui se rapportent
à la rénovation ou à l'agrandissement
des universités et des hôpitaux. Parmi eux, le
Centre universitaire de santé de McGill (CUSM) et le
Centre hospitalier de l'Université de Montréal
(CHUM). De son côté, l'activité dans le
bâtiment commercial conservera un bon rythme. Soulignons
que le Québec constitue toujours une terre fertile
pour l'implantation de nouveaux concepts dans le commerce
de détail. La construction des édifices à
bureaux, qui vient de connaître une période creuse,
devrait refaire surface à moyen terme.
Le secteur industriel emploie près
de 22 000 travailleurs. Il se caractérise par
son instabilité, puisqu'il réagit à l'évolution
des grands projets et aux arrêts planifiés de
production dans les usines, communément appelés
shut down (ces arrêts permettent notamment de réparer
ou de modifier l'équipement). Après avoir maintenu
un volume d'activité élevé, la construction
industrielle doit actuellement composer avec le parachèvement
de quelques chantiers majeurs. C'est grâce aux grands
projets qui ont débuté en 2002 et 2003 que le
volume de travail s'est maintenu en 2004. En 2005, un déclin
de l'activité industrielle est manifeste; celui-ci
sera toutefois suivi d'une remontée, favorisée
par la relance de l'industrie manufacturière, elle-même
engendrée par la remontée des exportations.
Le secteur résidentiel, avec ses quelque
43 000 salariés, a affiché son plus haut
niveau de mises en chantier de logements depuis 16 ans, soit
un total de 58 448 unités en 2004. Il devrait
s'engager sur une pente légèrement à
la baisse, tout en conservant son dynamisme, pour revenir
à un niveau plus soutenu. Le nombre de logements érigés
au cours des dernières années a dépassé
significativement la tendance dans la formation de ménages
estimée à 42 000 par an environ. Cet écart
s'atténuera pour se rapprocher du niveau d'équilibre
qui veut qu'un nouveau ménage équivaille à
un nouveau logement. Par contre, la rénovation résidentielle
devrait poursuivre sa tendance à la hausse.
De bonnes perspectives sont donc encore en
vue pour les métiers et occupations de la construction.
La construction offre d'intéressants débouchés
aux finissants des écoles professionnelles, hommes
et femmes, et génère des emplois partout dans
la province.
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